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Devenir agriculteur

Les agriculteurs sont de véritables chefs d’entreprise. L’accès au métier d’agriculteur doit être lié à des connaissances et des compétences, la formation est primordiale.

Un parcours à l’installation est proposé aux porteurs de projet, pour les aider à monter des projets viables et vivables. Il permet au candidat de réfléchir à son projet et de le faire mûrir. Les projets d’installation sont donc des démarches longues (entre 1 et 3 ans), qu’il convient d’anticiper.

Les candidats âgés de 18 à 40 ans et de nationalité française ou ressortissant de l’Union Européenne peuvent bénéficier d’un parcours aidé.

Ce parcours est personnalisé et adapté à chaque candidat en fonction de ses expériences antérieures et de ses besoins en acquisition de compétence complémentaires. Le but est bien de préparer chaque candidat à ses futures responsabilités professionnelles.

Les différentes étapes sont les suivantes :

Une première étape : le Point Info Installation

Lieu d’accueil unique pour tout porteur de projet, le Point Info Installation permet d’accéder à tout type d’information concernant l’installation agricole : formalités et démarches liées à une première installation, possibilités d’accompagnement, aides possibles, plan de formation, engagements pris, conditions à respecter, etc.

La Chambre d’Agriculture du Bas-Rhin et les JA 67 sont co-labellisés Point Info Installation.

La construction du Plan de Professionnalisation Personnalisé (PPP)

Cette étape permet aux candidats de monter leur plan de formation. Le but étant d’acquérir les compétences nécessaires au métier de responsable d’exploitation agricole.

Dans un premier temps, les candidats reçoivent un autodiagnostic visant à structurer leur réflexion. Les conseillers «Compétences» et «Projet» rencontrent le candidat à l’installation et analysent son parcours antérieur – formation et expériences – et son projet.

Le candidat à l’installation a alors plusieurs objectifs pour réaliser un Plan de Professionnalisation Personnalisé (PPP) :

  • Compléter, si besoin, l’acquisition de connaissances en accords avec le porteur de projet et son conseiller formation
  • De prendre de la distance par rapport à son projet
  • D’appréhender concrètement la façon dont son projet va s’inscrire dans son environnement économique, social et professionnel
  • D’intégrer la dimension du cadre de vie
  • De lister les points de vigilance relatifs à la santé-sécurité au travail, à la sécurité alimentaire et sanitaire et à la protection des animaux et de l’environnement

La réalisation du PPP peut comporter plusieurs étapes en fonction du projet et des compétences du porteur de projet.

En résumé, le candidat construit un véritable plan de formation lui permettant d’acquérir ou d’approfondir les compétences nécessaires au métier de responsable agricole, au-delà de la formation de base qu’il a précédemment acquise. Ce PPP, agrée par le Préfet, est préalablement présenté à un comité constitué de professionnels de l’agriculture (agriculteurs, administrations, conseillers) afin d’en examiner sa pertinence au vue du projet d’installation.

L’élaboration des Plans d’Entreprise (PE)

Parallèlement à la réalisation des PPP, les porteurs de projet travaillent sur l’étude de la viabilité de leur projet d’installation dans le cadre de leurs Plans d’Entreprises (PE). Le PE est une étude économique prévisionnelle sur 5 ans. Cette étude, complétée de différentes pièces dont des attestations de réalisation du PPP, constitue la demande d’aides à l’installation.

Il est déterminant lors de la prise de décision d’attribution des aides et est souvent demandé sur les banques, car il permet de se prononcer sur le financement du projet. Le PE est la synthèse d’une étude économique prévisionnelle sur 4 ans. Il est établi par le porteur de projet, qui peut se faire aider par un organisme de conseil.

Il comporte :

  • Les investissements nécessaires à la réalisation du projet
  • Les bases de données économiques et techniques habituellement constatées sur le territoire d’installation
  • Les droits à primes et/ou à produire.

Le porteur de projet s’engage à réaliser son projet conformément aux éléments figurant dans son PE. Cette mise en œuvre fera l’objet d’un contrôle.

En effet, après instruction par l’ODASEA, la demande d’aides à l’installation est déposée à l’administration et est présentée à la CDOA (Commission Départementale d’Orientation Agricole). La CDOA, après examen, propose l’attribution des aides à l’installation. Ces aides seront versées dès que le porteur de projet se sera effectivement installé. Vos Chambres d’Agriculture accompagnent les candidats à l’installation dans le montage de leur dossier de demande d’aides : élaboration des PE, collecte des pièces administratives, instruction et transmission à la DDAF. Elles accompagnent ensuite  les jeunes installés dans leurs premiers pas de chef d’exploitation : lien entre prévisions et réalité, respect des engagements.

Le stage 21h

Le stage 21h clôture le parcours à l’installation. Il est obligatoire pour tous les porteurs de projet qui souhaitent obtenir les aides de l’Etat, et reste ouvert à tous.

Ce stage de 3 jours permet au porteur de projet :

  • D’identifier les partenaires et acteurs locaux de l’installation (Chambre d’Agriculture, MSA, centre de gestion, etc…)
  • D’échanger sur son projet avec les autres candidats et des professionnels du milieu agricole
  • De maîtriser les enjeux de son installation
  • D’appréhender son projet dans son environnement économique, naturel et social.

C’est aussi le lieu privilégié pour les échanges entre porteurs de projet et pour poser les dernières questions afin de réussir son installation.

Il ne faut pas oublier que l’installation ne s’arrête pas à la date notée en CDOA, il est important que les jeunes continuent à se former et qu’ils sachent donc vers qui ils peuvent se tourner.

Un accompagnement pour les «non-aidés»

Certains porteurs de projet ne sont pas éligibles aux aides à l’installation et donc ne bénéficient pas du parcours décrit ci-dessus. Les Chambres d’Agriculture, avec les organisations agricoles et les collectivités territoriales, réfléchissent toutefois à une proposition d’accompagnement : elle consistera en un entretien « Y Voir Clair » avec un conseiller d’entreprises et en une formation collective afin d’aider ces candidats à concrétiser leur projet, de les familiariser avec l’environnement professionnel agricole et de les sensibiliser à leurs obligations réglementaires de chef d’entreprise.

Un parcours à la carte, permettant à chaque porteur de projet de se préparer au mieux à l’exercice de son métier d’exploitant agricole : voilà en quelques mots ce que veut être l’accompagnement à l’installation que les Chambres d’Agriculture vous propose.